Le Parlement des Jeunes (PJ) est une plateforme où chaque Jeune âgée entre 14 et 24 ans et habitant au Luxembourg a l’occasion de discuter et débattre ensemble avec d’autres Jeunes sur des sujets qui les intéressent et qui touchent leur vie de tous les jours.

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Visite du Parlement des Jeunes au Parlement Européen à Strasbourg

Posted by on avr 17, 2014

Le 15 avril dernier, une délégation du PJ a été invitée par le Député Européen Robert Goebbels à visiter le PE à Strasbourg. Outre Monsieur Goebbels, les membres du PJ ont eu l’occasion de discuter avec les Députés Européens Georges Bach, Frank Engel et Claude Turmes.

Voici les photos de cette rencontre riche en discussion et bonne humeur:

 

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Résolution sur l’euthanasie

Posted by on avr 9, 2014

* Exposé des motifs
La loi sur l’euthanasie au Luxembourg est entrée en vigueur le 17 mars 2009. Ensemble avec la Belgique et les Pays-Bas, le Luxembourg est un des seuls pays autorisant une aide active à mourir.
Cette aide au suicide est autorisée à savoir que le patient lui-même doit l’exiger aux derniers moments de sa vie, appelé une « Demande d’euthanasie ou d’assistance au suicide ». Il existe aussi la possibilité de déterminer à l’avance sa volonté d’avoir recours à l’euthanasie à un moment donné. Ceci est appelé une demande sur les « Dispositions de fin de vie » d’un patient.
Pour que l’euthanasie soit pratiquée, plusieurs aspects doivent être considérés. Premièrement, le patient doit se trouver dans une situation de maladie inguérissable et sans aucun espoir d’amélioration. Ceci est déterminé par un médecin sous forme de dossier médical, indiquant la maladie du patient. Deuxièmement, un avis d’un psychologue est nécessaire, pour évaluer la situation mentale du patient. Après la considération de ces aspects, le dossier médical est traité par la « Commission de Contrôle et d’Evaluation ». Seulement cette Commission a le droit d’accorder finalement l’application de l’euthanasie pour le patient en question. Une des conditions pour pouvoir faire la « Demande d’euthanasie ou d’assistance au suicide » ou bien la demande sur les « Dispositions de fin de vie », est d’être majeur capable. Nous sommes d’avis, que l’aide au suicide est un droit que tout le monde doit avoir. Ainsi, nous avons formulé une résolution sur la demande au suicide assisté pour les mineurs.

* Revendications
Nous sommes d’avis que le droit d’avoir recours à l’aide au suicide est un droit qui ne doit pas être réservé aux majeurs. Ainsi, nous revendiquons le droit de l’euthanasie pour les mineurs.
Les conditions resteraient les mêmes, à savoir que tous les aspects de la loi de l’euthanasie devraient être respectés ainsi pour les majeurs, que pour les mineurs. Ainsi, le patient en question doit se trouver dans la situation d’une maladie inguérissable, sans espoir d’amélioration. Il faut savoir que pour les majeurs, une maladie physique ainsi que psychique inguérissable peut être considérée comme raison pour la demande de l’aide au suicide. Pour les mineurs, ceci se limiterait à la souffrance physique (selon l’exemple de la Belgique). Le dossier médical rédigé par un médecin, ainsi qu’un avis d’un psychologue et le traitement du dossier médical par la « Commission de Contrôle et d’Evaluation » resteraient constants. Nous proposons aussi, qu’un accord des parents seraient obligatoire afin que le patient mineur puisse rédiger une demande au suicide. Cet accord des parents se ferait sous forme écrite.
Nous revendiquons donc un droit à l’euthanasie pour les patients mineurs, sans limite d’âge.
Ayant conscience que le sujet sur l’euthanasie est toujours un sujet tabou extrêmement délicat, nous revendiquons un débat serein et objectif, afin de traiter ce sujet avec compréhension et paix.
Considérant l’exemple de la Belgique, où les mineurs ont le droit sur l’euthanasie, se trouvant dans une situation de maladie inguérissable sans espoir d’amélioration, nous sommes d’avis que cette loi pourrait aussi être appliquée au Luxembourg.

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Résolution du Parlement des Jeunes sur la libre circulation des citoyens européens (et assimilés) dans l’UE

Posted by on avr 9, 2014

Soulignant que la libre circulation des travailleurs est l’une des quatre libertés économiques fondamentales au sein du marché unique ;

Rappelant que l’objectif de libre circulation des travailleurs européens existe depuis la fondation de l’Union européenne par les Traités de Rome de 1957 ;

Considérant que la théorie économique sur les zones monétaires optimales affirme qu’une mobilité élevée des travailleurs est un facteur favorisant la cohésion et la durabilité d’une zone monétaire comme la zone euro ;

Conscient du risque d’abus du droit de détachement des travailleurs par des employeurs souhaitant contourner les normes sociales des Etats membres les plus protecteurs des droits des travailleurs ;

Relevant, néanmoins, que la libre circulation est un droit utilisé avant tout par des travailleurs très qualifiés ;

Soulignant le rôle des dizaines de milliers de travailleurs frontaliers qui se rendent chaque jour au Grand-Duché de Luxembourg pour contribuer à l’activité économique du pays et notamment à la vitalité de sa Place financière ;

Conscient que la compétitivité de la Place financière luxembourgeoise requiert, outre un environnement réglementaire et fiscal favorable, la possibilité de recruter la main d’œuvre la mieux qualifiée possible ;

Insistant sur les bénéfices engendrés par la libre circulation des personnes, notamment une meilleure connaissance de la culture des autres Nations européennes et un meilleur respect mutuel pouvant conduire à l’émergence d’un sentiment d’appartenance commun qui servirait de base à une identité européenne ;

Conscient de la perception, par certaines catégories de citoyens dans plusieurs pays, d’un risque que certains citoyens d’un autre Etat de l’UE ne migrent que pour bénéficier de prestations sociales plus généreuses (pratique connue sous le nom de « tourisme social ») ;

Observant, toutefois, les résultats de certaines études montrant que les immigrés ressortissants d’un autre Etat membre de l’UE contribuent davantage qu’ils ne coûtent au système d’aides sociales de pays critiques de la libre circulation, tel que le Royaume-Uni ;

Considérant, en outre, que les craintes concernant d’éventuelles « vagues d’immigration » et les coûts pour les systèmes nationaux de protection sociale sont propagées principalement dans le cadre de discours à caractère populiste, destinés à détourner l’attention des citoyens des vraies difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne ;

Remarquant que la taille restreinte du territoire luxembourgeois peut encourager ses habitants à régulièrement franchir les frontières ;

Rappelant les bénéfices des programmes d’échanges (notamment Erasmus +, successeur d’Erasmus) et de la libre circulation pour les étudiants, en particulier en matière de connaissance de langues et cultures étrangères et d’employabilité ;

Le Parlement des Jeunes :

1. Appelle à l’adoption de mesures pour faciliter la libre circulation des travailleurs au sein de l’UE, et en particulier au sein de la zone euro. Ces mesures pourraient notamment inclure les propositions suivantes :
a. Des formations linguistiques pour les chômeurs, pour faciliter leur relocalisation dans un autre Etat membre où leurs compétences sont recherchées.
b. Un développement du contenu du portail EURES allant dans le sens de la récente proposition de la Commission Européenne (davantage d’offres d’emplois dans la base de données, progrès dans l’automatisation du matching entre offres d’emploi et CV enregistrés, etc.).
c. La mise en place d’un service destiné à accompagner les travailleurs dans leur processus de relocalisation (le service compétent serait celui dans l’Etat membre de destination), afin que les formalités administratives ne représentent pas un obstacle décourageant.
d. Une meilleure communication sur les opportunités qu’offre la libre circulation des travailleurs dans l’UE.
e. Une vérification que les législations nationales existantes sur la reconnaissance mutuelle des diplômes ne contiennent plus de mesures restrictives non justifiées ou non proportionnées à leur objectif.
2. Rejette les discours infondés tendant à faire croire que la libre circulation des travailleurs, y compris de ceux ressortissants de Roumanie et Bulgarie, met en péril les systèmes de protection sociale des Etats membres les plus riches.
3. Recommande de lutter contre l’abus de détachement des travailleurs sans que, toutefois, cela ne porte atteinte au principe de la libre circulation des travailleurs. Il convient donc d’étudier les situations d’abus au cas par cas et de clarifier les conditions d’application de la directive sur les travailleurs détachés (96/71/CE) plutôt que de durcir les conditions de manière indiscriminée.
4. Apprécie le fait que le financement consacré à la mobilité dans le cadre de la formation (programme Erasmus +) ait été augmenté pour la période 2014-2020 par rapport à la période précédente. Le Parlement des Jeunes attend, cependant, de voir si, dans les faits, cette somme sera effectivement utilisée et il insiste pour qu’elle ne soit pas « prise en otage » dans le cadre des négociations budgétaire comme en 2013, lorsque certains étudiants ont risqué de ne pas recevoir leur bourse Erasmus.
5. Appelle à faciliter la libre circulation des personnes pour encourager les contacts entre citoyens d’Etats membres différents et favoriser ainsi le sentiment d’appartenance à l’UE ainsi que la conscience des bénéfices tangibles de l’intégration européenne dans la vie quotidienne des citoyens européens. Le Parlement des Jeunes envisage les mesures suivantes :
a. Un allongement de la période durant laquelle un ressortissant d’un Etat membre de l’UE peut résider sur le territoire d’un autre Etat membre sans restriction, p. ex. 6 mois (contre 3 mois, actuellement).
b. L’obtention du droit de séjour permanent après 3 ans (contre 5, actuellement) (art.9(1) de la loi modifiée du 29 août 2008) et la suppression de la perte du droit de séjour permanent prévue à l’article 9(3) de la même loi.
6. Admet qu’il existe, dans certains cas, du « tourisme social » et que cette pratique doit être découragée. Cependant, les abus sont le fait d’une minorité marginale (au sein de l’ensemble des migrants inactifs qui, lui-même, ne représente que 0,7% à 1% de la population) et ne sauraient donner lieu à des restrictions générales. Il convient donc de combattre les abus au cas par cas, et non pas par des mesures d’application générale.

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Résolution sur la politique européenne d’asile et d’immigration

Posted by on mar 20, 2014

Le Parlement des Jeunes,
Attirant l’attention sur le fait que les directives du règlement Dublin III actuellement en vigueur, répercutent, en vue d’éviter qu’une même personne pose des demandes d’asile dans plusieurs pays, la responsabilité du traitement d’une demande d’asile sur le premier pays de passage du demandeur d’asile dans la majorité des cas,

Dénonçant la déontologie de cette politique, qui crée une situation extrêmement inégalitaire parmi les Etats-membres de l’UE, en défavorisant les pays méditerranéens en raison de leur position géostratégique, et en abandonnant ces pays européens, souvent déjà les plus frappés par la crise économique, avec les problématiques et défis résultants des flux de réfugiés ou de demandeurs d’asile,

Dénonçant la situation humanitaire catastrophique actuelle dans de nombreux camps pour demandeurs d’asile en Italie et en Grèce, les conditions de vie et le traitement des demandeurs d’asile dans le principal camp d’accueil grec ayant été jugés comme « inhumains et humiliants » par la Cour européenne des droits de l’homme en début 2011,

Constatant que nombre de pratiques existantes et de facteurs d’influence et d’ingérences européennes dans des pays en voie de développement, tels
i. la politique agricole européenne menée dans des pays en dehors de l’UE (dans des PVD, subventions sur produits européens qui détruisent le marché des produits locaux),
ii. la mainmise de certains pays européens, souvent ex-colonisateurs, et d’entreprises ressortissant de ces pays, sur la quasi-totalité de l’infrastructure et des domaines économiques importants de PVD (comme p. ex. le cas de la France en Centrafrique),
iii. le soutien, par des pays d’Europe, de régimes dictatoriaux, afin de maintenir leur influence dans les pays concernés et afin de bénéficier d’avantages économiques,
iv. l’exploitation des ressources naturelles dans certains PVD ainsi que l’exploitation de la main-d’œuvre locale, avec non-respect de droits ou normes internationales de travail, au profit d’entreprises européennes ou multinationales et au détriment de la population locale,
v. la pratique de l’accaparement des terres (« land-grabbing ») par des investisseurs étrangers dans beaucoup de PVD (dans le monde entier, env. 57 mio. d’hectares de terres (1,6 fois la surface de l’Allemagne) vendues ou données à bail, estimation faite par la banque mondiale) aggravent la misère dans les PVD en question,
Considérant le manque de main d’œuvre qualifiée dans plusieurs secteurs de l’économie et les difficultés liées à l’évolution démographique au Luxembourg et en Europe,

Informant que l’on appelle trafic d’êtres humains le passage illégal d’humains contre rémunération dans un autre pays que le pays natal sans papiers ni visa,

Informant qu’Euro Sure est un système de surveillance de l’Union Européenne, qui vérifie l’immigration illégale dans l’espace Schengen, spécifiquement parmi la région méditerranéenne,

En se rendant compte des drames de réfugiés, notamment en Lampeduse, Italie,

Informant qu’Euro Sure opère avec l’aide de drones, des senseurs offshores, des outils d’information et des systèmes de satellite

Considérant qu’Euro Sure est utilisée depuis décembre 2013 dans 18 pays membres de l’UE plus la Norvège à un coût de 240 millions d’euros jusqu’à 2020, les coûts réels estimés probablement étant considérablement plus élevés,

En informant qu’Euro Sure sert aussi à l’échange d’informations entre les autorités de frontière nationales (informations liés aux flux de migrants et les bandes de passeurs, qui organisent l’immigration illégale) en coordination avec Frontex,

Informant qu’Euro Sure est d’autant plus destinée à aider des migrants, confrontés à des dangers en traversant la méditerranée ou l’Atlantique du Nord,

En rendant compte qu’il existe un désaccord sur la question de la responsabilité pour les migrants se trouvant en route vers l’Europe (états nationaux, Frontex ou Euro Sure),

En tenant compte des opinions des associations de défense des droits de l’Homme comme Pro Asyl, qui:
i. ne sont pas satisfaits du système actuel à cause de l’échange d’informations entre Euro Sure et les autorités des pays nord-africains, qui pourraient essayer d’empêcher que des migrants essaient de parvenir en Europe avec des conséquences néfastes pour l’avenir de ces gens
ii. questionnent aussi la nécessité d’avoir des technologies comme les drones, car la localisation des réfugiés ne pose presque jamais un problème, mais c’est la coordination entre les différents états et organisations comme l’OTAN, qui pose des problèmes comme on l’a vu en 2011, ou 62 réfugiés ont perdu leur vie, bien qu’un hélicoptère, les autorités maltaises et trois bateaux (espagnol, italien, OTAN) savaient le lieu géographique exacte des migrants, cependant personne ne prenait la responsabilité d’agir,

Considérant que l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l’Union européenne, plus connue sous le nom de Frontex, a été créée en octobre 2004 pour aider les Etats membres de l’Union européenne à gérer et à contrôler leurs frontières extérieures,

Constatant que les activités de Frontex ont de nombreuses implications en matière de droits de l’homme,

Constatant que Frontex semble mal préparée pour l’interception de migrants en situation irrégulière, de demandeurs d’asile et de réfugiés aux frontières ou en mer, ainsi que pour les opérations de retour de migrants en situation irrégulière et de personnes déboutées du droit d’asile,

Constatant une manque de clarté quant au rôle de Frontex dans la coordination et la mise en œuvre des opérations terrestres, aériennes, maritimes et de retour menées en commun avec les Etats membres, et quant aux responsabilités en cas de violations des droits de l’homme ou d’autres atteintes au droit international résultant des actions de l’Agence,

Constatant aussi un manque de transparence concernant les opérations et activités, et leurs conséquences pour les droits de l’homme,

Vu la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales du Conseil de l’Europe,

Vu la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948,

Vu les conventions de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels,

Vu la déclaration du Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR) du 12 octobre 2013,

1. Revendique une politique d’asile faisant preuve de solidarité inter-gouvernementale, avec notamment une répartition plus équitable des flux de demandeurs d’asile parmi les pays-membres de l’UE, en proposant :
i. L’instauration d’une agence européenne de l’asile et de l’immigration chargée de coordonner la répartition des demandeurs d’asile entre Etats membres. Sur base de statistiques agrégées au niveau européen et sur base des critères d’espace vital habitable, du nombre d’habitants et des capacités économiques, chaque Etat se verrait attribuer en pourcentage de demandeurs d’asile. Le premier pays d’accueil resterait compétent pour étudier la demande, jusqu’à ce que son pourcentage soit atteint. Les demandeurs supplémentaires seraient redirigés automatiquement vers un autre pays sur indication de l’agence européenne mentionnée ci-dessus ;

2. Revendique des standards minimums pour les conditions de vie dans tous les camps d’accueil pour demandeurs d’asile au sein de l’UE, ainsi qu’un contrôle régulier du respect de ces standards;

3. Suggère une facilitation de la procédure ou l’instauration d’une procédure accélérée pour que des immigrants qualifiés obtiennent le droit d’entrer légalement dans un Etat membre afin de résoudre les difficultés rencontrées par les employeurs dans plusieurs secteurs de l’économie pour pourvoir aux postes vacants. A cette fin, le Parlement des Jeunes recommande en particulier :
i. d’assouplir les conditions fixées dans la directive 2009/50/CE sur la « carte bleue européenne », notamment :
- en allongeant la durée de validité de la « carte bleue européenne » (fixée actuellement entre 1 et 4 ans, renouvelables) ;
- en exemptant tout demandeur remplissant les autres conditions de la nécessité d’obtenir un visa ;
- en facilitant la reconnaissance des diplômes d’établissements d’enseignement officiels obtenus dans les Etats tiers ;
- en accordant aux bénéficiaires de la « carte bleue européenne » la possibilité de circuler au sein de l’UE dans les mêmes conditions que les citoyens européens, afin de favoriser la mobilité de la main d’œuvre (très) qualifiée ;
- en généralisant le niveau de salaire minimal figurant dans le contrat de travail à 1,2 fois le salaire annuel brut moyen dans l’Etat membre concerné, voire en supprimant cette condition, car d’une part toutes les professions hautement qualifiées ne sont pas toujours très bien rémunérées et d’autre part le seuil de salaire discrimine les personnes intéressées par un contrat de travail à temps partiel ;
- en supprimant le retrait automatique de la « carte bleue européenne » en cas de chômage d’une durée supérieure à 3 mois ou de chômage survenant plus d’une fois au cours de la période de validité de la carte bleue, ou, alternativement, en allongeant la durée de chômage qui engendre le retrait automatique ;
- en encadrant davantage le pouvoir discrétionnaire des Etats membres de déterminer les quotas d’étrangers pouvant bénéficier chaque année de la « carte bleue européenne », par exemple en fixant, dans un premier temps, un quota indicatif à l’échelle européenne ;
ii. d’instaurer une « carte bleue temporaire », valable durant 3 mois, permettant aux candidats à l’immigration qui remplissent les conditions de qualification de venir dans l’UE pour chercher un poste vacant dans les secteurs souffrant d’une pénurie de main d’œuvre. Il serait souhaitable que les personnes concernées soient exemptées de la condition de ressources fixée à l’article 34(2)(5) de la loi du 29.08.2008 sur la libre circulation des personnes et l’immigration ;
iii. de transposer dans la législation luxembourgeoise les assouplissements introduits par d’éventuels changements des règles européennes ;
iv. d’accélérer les procédures d’examen des demandes d’obtention d’une autorisation de séjour pour exercer un emploi ou une activité indépendante ;
v. d’encourager l’accès de jeunes de pays tiers à une formation universitaire au Luxembourg et en Europe afin d’augmenter les chances des employeurs de recruter rapidement de la main d’œuvre qualifiée et également afin d’accroître le niveau de qualifications des jeunes issus d’Etats tiers, ce qui bénéficiera au développement de ces pays et réduira les risques de « pillage des cerveaux » ;
vi. d’évaluer régulièrement l’impact de l’immigration de travailleurs ressortissants d’Etats tiers sur l’évolution du marché du travail et sur les systèmes de protection sociale, afin de pouvoir ajuster les quotas ;

4. Réclame la nécessité de soutien aux pays en voie de développement afin de combattre l’origine des fuites de réfugiés et réclame ainsi de l’aide au développement, non seulement basé sur des aspects financiers, mais en offrant de l’assistance technique, du savoir-faire et du conseil, pour ces pays mentionnés ;

5. Fait appel à combattre la corruption dans les pays frappés par la guerre où des crises politiques afin d’accélérer une amélioration de la situation ;

6. Approuve la création du système de surveillance Euro Sure, constitué par les pays membres de l ‘Union européenne et la Norvège ;

7. Se réjouit du fait que l’UE a pris des dispositions en conséquent des drames de réfugiés récents en créant Euro Sure ;

8. Se réjouit aussi, qu’Euro Sure est entre autre destinée à aider les migrants se trouvant dans des situations périlleuses voire mortelles en essayant de passer au subcontinent européen afin de réduire respectivement d’éviter des drames de réfugiés dans le futur ;

9. Critique les grands investissements dans des technologies de surveillance comme des drones ou des satellites, jugeant que ceux-ci sont disproportionnés et les moyens utilisés seraient mieux investis dans l’intégration des réfugiés ;

10. Refuse l’échange d’informations avec les autorités des pays de transit, lorsqu’il existe un risque de persécution contre les candidats à l’immigration

11. Exige que le rôle d’Eurosur devienne celui d’une structure de surveillance se concentrant sur le transfert des immigrés clandestins à des structures (à terre) responsables pour leur accueil et respecte le principe qu’aucun être humain n’est illégal, de sorte que tous les immigrés clandestins soient accueillis de façon humaine sans aucune discrimination (liée au sexe, à la religion, à l’orientation sexuelle, à la nationalité, etc.)

12. Invite le gouvernement luxembourgeois et les députés européens luxembourgeois à mener une politique ayant pour but que les réfugiés sont accueillis avec des bras ouverts et de s’engager au niveau européen pour une telle politique ;

13. Appelle par conséquent Frontex, l’Union européenne et les Etats membres de l’Union à instaurer un contrôle démocratique suffisant, notamment dans les accords négociés par Frontex avec des pays tiers en matière de contrôle des frontières, d’interception et de retour ;

15. Demande de revoir le code Frontières Schengen pour tenir compte du fait que les Etats membres de l’Union européenne et Frontex ont des responsabilités qui dépassent la surveillance des frontières, en particulier concernant le non-refoulement, les activités de recherche et de sauvetage et d’autres interceptions en mer ;

16. Demande de définir clairement l’étendue de la responsabilité de Frontex et veiller à ce que Frontex prenne ses responsabilités en matière de droits de l’homme, tout en revendiquant des sanctions et procédures pénales lors de violations de ceux-ci ;

17. Demande l’instauration d’une procédure de recours pour les individus qui jugent que leurs droits ont été violés par Frontex, notamment en s’adressant à la Cour de Justice de l’Union Européenne étant donné que Frontex opère comme agence européenne basée sur des traités européens.

18. Souhaite un renforcement de la coopération entre Frontex et des organisations spécialistes des droits de l’homme telles que le Conseil de l’Europe, le HCR, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et l’Agence des droits fondamentaux afin de superviser le travail de Frontex ;

19. Exhorte l’UE à modifier la Politique Agricole Commune de manière à permettre à la fois de préserver un niveau de revenus décents pour les agriculteurs européens et de ne pas porter atteinte au développement du secteur agricole dans les PVD.


20. Invite les autorités nationales et européennes à s’engager, dans le cadre d’actions bilatérales et multilatérales, en faveur du développement de standards sociaux et environnementaux dans les pays qui n’en disposent pas encore, afin d’accroître le niveau de vie de leurs populations afin de réduire la nécessité d’émigrer


21. Propose que les États européens établissent, en coopération avec les entreprises européennes, un code de conduite à valeur juridique contraignante qui garantisse le respect des droits de l’Homme pour faire profiter la population locale de l’activité de ces entreprises dans les PVD.

22. Décide de rester actif selon le besoin.

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Résolution sur la garantie pour la jeunesse

Posted by on mar 20, 2014

La garantie pour la jeunesse est une mesure prise par les ministres européens de l’emploi pour lutter contre le chômage élevé des jeunes dans l’Union Européenne. La moyenne du taux de chômage des jeunes dans l’Union Européenne est d’environ 23 %. Au Luxembourg il est de 19,2 % – avec une tendance à la hausse. Le concept de la garantie pour la jeunesse prévoit donc de pouvoir offrir aux jeunes à la recherche d’un emploi un nouveau poste de travail, un stage, un apprentissage ou une formation continue, et ce dans un délai de 4 mois à la fin de leur scolarité ou au moment de la perte de leur travail.

Le Parlement des Jeunes voit dans la garantie pour la jeunesse, dans certaines circonstances, une bonne mesure pour combattre le chômage de la jeune génération.

Or, peut-on vraiment considérer ce concept comme une garantie? Une garantie est par définition la promesse d’une action concrète dans un cas concret. Comment peut-on assurer qu’on puisse soumettre à un jeune un travail qui lui convienne et que se passe-t-il si l’on ne trouve pas une offre satisfaisante? Y aura-t-il une nouvelle loi qui protège le demandeur d’emploi? Y aura-t-il une indemnisation pour les personnes concernées? Un jeune pourra-t-il refuser un apprentissage non rémunéré?

Le Parlement des Jeunes pense aussi qu’il est nécessaire de changer la durée du temps minimal d’inscription auprès de l’ADEM. Celle-ci est pour le moment de trois mois, ce qui rendra la mise en pratique de la garantie pour la jeunesse plus difficile, celle-ci prévoyant de soumettre une offre au chômeur dans un délai de seulement quatre mois. De plus faudra-t-il d’emblée garantir que l’Administration de l’Emploi soit à la hauteur d’un tel surcroît. Le cas échéant, on devra procéder ici à des changements structurels.

Pour que le concept de la garantie pour la jeunesse puisse aussi porter ses fruits, on devra également proposer au demandeur d’emploi des offres durables. La vérification de la durabilité de ces offres est d’une importance capitale, afin de protéger le demandeur d’emploi d’un tourbillon d’apprentissages ou de stages, sans une vraie augmentation des chances pour une intégration durable. La transition vers le monde du travail devrait être accompagnée par un professionnel de l’Administration de l’Emploi, chargé, entre autres, de vérifier le contrat de travail, afin d’empêcher l’exploitation des jeunes, ainsi que du concept de la garantie pour la jeunesse. La collaboration entre tous les participants, employeur, travailleur, administration de l’emploi, syndicats, entreprises et organisations de jeunesse, est par conséquent essentielle et constitue un facteur décisif pour le succès de la garantie pour la jeunesse. Avec les contrats d’insertion professionnelle CAE (contrat d’appui-emploi) et d’initiation professionnelle (contrat d’initiation à l’emploi), qui ont été tous les deux adaptés en 2009, on a déjà fait ici un pas dans la bonne direction. Selon le Parlement des Jeunes, on devrait attribuer le rôle d’expert à l’Administration de l’Emploi.

La garantie pour la jeunesse devrait pouvoir fonctionner sur une base transfrontalière, étant donné que le chômage des jeunes est un problème international qui doit être résolu en commun. En conséquence, on devrait pouvoir offrir des postes de travail, des stages, des formations continues ou des apprentissages dans des pays partenaires. Ceci pourrait résoudre partiellement le problème du manque de connaissances linguistiques. On pourrait offrir un poste de travail, un stage, une formation continue ou un apprentissage en Allemagne à une personne qui ne domine pas suffisamment la langue française et qui donc échoue sur certains obstacles. Le chômage des jeunes n’est depuis longtemps plus simplement un problème national, mais de plus en plus international, qu’il s’agit de combattre ensemble.

Cependant, pour minimiser le chômage des jeunes de manière durable, il faudra attaquer le problème à la racine. C’est pourquoi la compétitivité du système éducatif luxembourgeois devra être garantie et de nouvelles filières d’apprentissage rendues possibles. En outre, cette politique éducative devra être plus étroitement liée à la politique éducative, afin de pouvoir informer les jeunes, déjà pendant leur scolarité, sur la future offre de postes de travail dans les différents secteurs.

Le Parlement des Jeunes se félicite du concept de la garantie pour la jeunesse. Malgré tout cela, il faudra clarifier surtout les questions sur la protection du consommateur et sur le rôle de la politique éducative. De plus, l’Administration de l’Emploi devra être préparée aux charges supplémentaires de travail survenant en rapport avec la garantie pour la jeunesse. Aussi ne faudra-t-il pas négliger les énormes coûts pour la mise en place de la garantie pour la jeunesse et le risque qu’elle soit utilisée à de mauvaises fins. Par ailleurs, il faudra garantir la durabilité des postes proposés, afin de ne pas falsifier le taux du chômage des jeunes, mais d’effectivement le diminuer. Pour que la garantie pour la jeunesse devienne une réussite, il faudra clarifier ces questions et ces points, car seulement sous ces conditions sera-t-elle un succès.

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Sommet intermédiaire – l’occasion pour faire le point !

Posted by on fév 20, 2014

Le Parlement des Jeunes se réunira pour un sommet intermédiaire le 8 mars au Forum « Geesseknäppchen » pour faire le bilan intermédiaire de sa 5e année d’existence. À cette occasion, les membres du Parlement se réuniront pour discuter et adopter différentes résolutions, mais ce n’est pas tout…ils auront également l’opportunité d’assister à un débat très intéressant qui portera le titre : « La croissance est-elle illimitée ? ». Suivez le sommet sur notre page Facebook https://www.facebook.com/jugendparlament?ref=hl .

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Communiqué de Presse 28.01.14

Posted by on fév 20, 2014

Le Parlement des Jeunes estime que la formation d’un nouveau gouvernement représente une opportunité pour mettre au premier plan les préoccupations des générations futures. Ainsi, nous avons analysé et commenté le contenu du programme gouvernemental pour en faire ressortir les points suivants :

Droit de vote à 16 ans

Le Parlement des jeunes approuve l’initiative du gouvernement d’introduire le droit de vote à 16 ans. Il s’agit d’un moyen efficace pour contrebalancer l’hégémonie des personnes âgées et d’inciter les responsables politiques à défendre les intérêts des jeunes. Cette loi devra aller de pair avec une éducation civique plus approfondie à l’école pour pouvoir préparer les jeunes correctement à leur nouvelle responsabilité.

Droit de vote pour tous les résidents

Le Parlement des Jeunes salue l’initiative du nouveau gouvernement pour faciliter l’intégration des citoyens non luxembourgeois et donne une opinion favorable à l’idée de donner le droit de vote aux résidents non luxembourgeois pour les élections au niveau national. Le Parlement des Jeunes espère que le referendum, qui aura lieu en 2015, donnera un avis positif à cette idée.

Par contre, le Parlement des Jeunes critique que, dans le programme gouvernemental, une diminution du délai d’inscription pour les élections communales n’ait pas été retenue.

De plus, le Parlement des Jeunes se demande si le droit de vote des résidents non luxembourgeois, sera lié à des conditions comme par exemple un temps de résidence obligatoire, ce qui serait important pour le Parlement des Jeunes.

Chômage des jeunes

Nous plaidons pour la création de centres éducatifs spécialisés qui assureront une formation spécifique de qualité aux jeunes, afin que ces derniers soient préparés, lors de leur l’entrée sur le marché du travail. Le PJ tient à souligner que notre système scolaire devrait davantage s’occuper des élèves du cycle inférieur de l’EST (modulaire). De plus, il faut absolument veiller à ce que ces formations soient en cohérence avec les besoins et les revendications du marché du travail. Ainsi nous plaidons pour une sorte de <<numerus clausus >> dans les branches qui n’offrent que peu de débouchés sur le marché du travail. En outre, nous sommes d’avis que les entreprises devraient être davantage intégrées dans la formation p.ex en offrant aux jeunes plus de possibilités de stage en entreprise.

Séparation entre église et Etat

Le Parlement des Jeunes se félicite de l’intention du nouveau gouvernement à remettre en cause les conventions existantes entre certains cultes et l’Etat. Si la nouvelle coalition déclare affirmer le principe de la neutralité de l’Etat envers les différentes confessions religieuses, force est de reconnaître qu’elle ne retient pas l’abrogation des articles 22 et 106 de la Constitution luxembourgeoise afin que l’Etat ne reconnaisse et ne finance plus aucun culte. Quant à l’introduction d’un cours unique et neutre d’éducation aux valeurs, le Parlement des Jeunes soutient vivement la politique du nouveau gouvernement et revendique l’introduction de l’enseignement aux valeurs aussi tôt que possible.

La réforme scolaire

Le Parlement des Jeunes plaide pour un système scolaire plus flexible, qui s’adapterait mieux aux besoins individuels et linguistiques de chaque élève et qui pousserait le niveau scolaire vers le haut et non vers le bas. C’est pourquoi, nous approuvons la volonté du gouvernement à pouvoir choisir la langue véhiculaire du cours. De même, nous souhaitons que des cours de langue luxembourgeoise soient introduits, afin de promouvoir l’intégration de chaque élève. Nous préconisons une meilleure prise en charge de l’élève, en introduisant le tutorat obligatoire, des stages d’observation ainsi qu’une évaluation des professeurs. Finalement, nous plaidons pour que les cours d’art et de musique soient revalorisés dans le système scolaire.

 

Nous vous invitons également à consulter l’intégralité de nos résolutions sur notre site internet www.jugendparlament.lu

Pour tout renseignement complémentaire concernant le Parlement des Jeunes, n’hésitez pas à contacter le Bureau exécutif par mail : bureau@jugendparlament.lu

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